Bernard Laporte en eaux troubles

Bernard Laporte est certainement l’une des figures du rugby français les plus connues. Sélectionneur emblématique du XV de France, il a notamment entraîné le RC Toulon ces dernières années. Devenu président de la FFR depuis, Bernard Laporte traverse une période délicate en ce moment. Le président Laporte est donc actuellement en eaux troubles avec son affaire qui agite le monde du rugby. Retour sur cette affaire Bernard Laporte.

L’influence de Bernard Laporte

Cela fait maintenant plus de deux semaines que l’affaire pollue le monde du rugby. Les deux principaux acteurs de ce dossier sulfureux sont Bernard Laporte, actuel président de la FFR et ancien sélectionneur de l’équipe de France, et Mohed Altrad, le charismatique président du club de Montpellier Hérault Rugby et dirigeant de la société Altrad. Quels sont les faits ? Au cours du mois de février 2017, Bernard Laporte signe un contrat d’image avec Altrad à hauteur de 150 000 euros. Ce contrat oblige l’ancien manager du XV de France à donner des conférences et des séminaires pour le groupe dirigé par Mohed Altrad. Jusqu’ici rien de bien anormal car des contrats de ce genre se font quasiment tous les jours entre des sociétés ou des marques et des athlètes de haut niveau ou anciennes gloires du sport. Cependant en juin 2017, la commission d’appel de la FFR est amenée à se prononcer dans un dossier qui concerne le club de Montpellier. Elle a la possibilité ou non de réduire des sanctions prises par la Ligue à l’encontre du MHR. C’est alors qu’entre en jeu Bernard Laporte, le président de la FFR qui est accusé de passer un coup de téléphone au président de la commission, Jean-Daniel Simonet, et de demander un allégement des sanctions contre le club héraultais. Un des membres de la commission d’appel, à savoir Philippe Peyramaure, dira par ailleurs : « J’ai été avisé que le président de la FFR était intervenu pour demander que nous modifiions notre décision dans un sens plus favorable à Montpellier. ».

Le président nie complétement

A la suite de ces déclarations, Bernard Laporte niera complétement avoir fait joué son influence dans le dossier. Pourtant, en parallèle, les démissions s’enchainent les unes après les autres du côté de la commissions d’appel. On sent bien que quelque chose de suspect s’est produit. Car sur 13 membres qui composent la commission, ce sont déjà six qui ont quitté leur poste. L’affaire prend une telle ampleur que la ministre des sports décide d’ouvrir une enquête de l’inspection générale. Pour l’instant, l’enquête suit son cours mais toute cette affaire tombe très mal pour le rugby français puisqu’elle se produit en pleine campagne pour l’organisation de la Coupe du Monde 2023. La France candidate vient donc de se tirer une balle dans le pied en vue de la victoire à cette candidature. Certains spécialistes diront même que c’est déjà fichu. De plus, le groupe Altrad est le sponsor du maillot de l’équipe de France. Voilà une histoire néfaste comme le rugby n’en avait pas connu depuis longtemps.

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